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Rubrique · 388 fiches

Langue française

Le sens exact des mots, les expressions bien employées, les règles d’orthographe et de grammaire expliquées avec des exemples.

La langue est le premier outil de la connaissance : bien nommer, c’est bien penser. Cette rubrique réunit des fiches courtes et précises sur le mot connaissance lui-même, ses expressions courantes (faire connaissance, en connaissance de cause, prendre connaissance), puis les règles qui posent le plus de difficultés à l’écrit.

Le mot « connaissance » 9

Connaissance : définition et sensLa connaissance est le fait de savoir quelque chose ou de connaître quelqu’un. Le mot désigne aussi la conscience (perdre connaissance) et une personne que l’on connaît.Synonymes de connaissanceSelon le sens, connaissance se remplace par savoir, culture, maîtrise ou notion (le savoir), conscience (l’état d’éveil) ou relation (une personne). Son contraire principal est l’ignorance.Connaissance ou connaissances ?On écrit connaissance au singulier pour le fait de savoir ou la conscience (prendre connaissance, à ma connaissance), et connaissances au pluriel pour des savoirs acquis (des connaissances en droit).Perdre connaissance : sens et expressionsPerdre connaissance signifie perdre conscience, s’évanouir. Reprendre connaissance, c’est revenir à soi. Ici, connaissance garde son ancien sens de « conscience de soi et du monde ».Connaître ou savoir ?On connaît une personne, un lieu ou une chose (connaître + nom). On sait un fait, une action ou une leçon (savoir + que, si, où, infinitif). Les deux se rejoignent parfois devant un nom.Connaissance et reconnaissanceLa connaissance est le fait de savoir ou de connaître. La reconnaissance est le fait d’identifier ce que l’on connaît déjà, d’admettre quelque chose, ou la gratitude envers quelqu’un.ConnaisseurUn connaisseur est une personne qui connaît bien un domaine et sait en juger la qualité : un connaisseur en vins, en art, en football. Au féminin : une connaisseuse.Traduction de connaissanceConnaissance se traduit selon le sens : knowledge (anglais), conocimiento (espagnol), Wissen ou Kenntnis (allemand), conoscenza (italien). Pour une personne : acquaintance, conocido, Bekannter, conoscente.Connais-toi toi-même« Connais-toi toi-même » (gnôthi seauton) est une maxime grecque inscrite au temple d’Apollon à Delphes. Elle invitait l’homme à reconnaître ses limites ; Socrate en a fait le point de départ de la philosophie.

Expressions et formules 16

Faire connaissanceFaire connaissance, c’est rencontrer quelqu’un pour la première fois et commencer à le connaître. On dit « faire connaissance avec quelqu’un » ou « faire la connaissance de quelqu’un ».En connaissance de causeAgir en connaissance de cause, c’est agir en sachant exactement de quoi il s’agit et quelles en seront les conséquences, sans pouvoir prétendre avoir été trompé ou mal informé.Prendre connaissancePrendre connaissance d’un document, c’est le lire ou s’en informer. On écrit « j’en ai pris connaissance » (pris invariable) et « je prendrai connaissance » au futur, sans s.À ma connaissance« À ma connaissance » signifie « autant que je sache » : on affirme quelque chose en précisant qu’on le dit d’après ce que l’on sait, sans pouvoir le garantir absolument.Ravi de faire votre connaissanceOn écrit « ravi » si l’on est un homme, « ravie » si l’on est une femme, « ravis » ou « ravies » au pluriel. « Votre » s’emploie au vouvoiement, « ta » au tutoiement.Au plaisir de ne pas faire ta connaissance« Au plaisir de ne pas faire ta connaissance » est une formule ironique : elle reprend une politesse pour dire, en souriant ou en piquant, qu’on n’a aucune envie de connaître la personne.Faire connaissance en anglais« Faire connaissance » se dit to meet (se rencontrer) ou to get to know (apprendre à connaître). « Ravi de faire votre connaissance » se traduit par Nice to meet you ou Pleased to meet you.Porter à la connaissancePorter quelque chose à la connaissance de quelqu’un, c’est l’en informer de façon officielle ou formelle. La formule appartient surtout à la langue administrative et juridique.Avoir connaissance deAvoir connaissance de quelque chose, c’est en être informé, le savoir. « Je n’avais pas connaissance de ce changement » signifie « je n’en étais pas informé ».En pays de connaissanceÊtre en pays de connaissance, c’est se trouver parmi des personnes que l’on connaît, ou dans un domaine que l’on maîtrise, et s’y sentir à l’aise.Enchanté de faire votre connaissance« Enchanté » s’accorde avec la personne qui parle : un homme dit enchanté, une femme enchantée. On y répond par « Moi de même », « Enchanté(e) également » ou « Tout le plaisir est pour moi ».Au plaisir« Au plaisir » est une formule de congé, abréviation de « au plaisir de vous revoir ». Elle exprime le souhait aimable de retrouver la personne, à l’oral comme à la fin d’un message.Formules de politesse pour courrier et e-mailUne lettre s’ouvre par une formule d’appel (Madame, Monsieur,) et se ferme par une formule qui reprend cet appel. Un e-mail se termine plus simplement par Cordialement ou Bien à vous.Expressions avec le verbe connaîtreLe verbe connaître entre dans de nombreuses expressions imagées : connaître comme sa poche, sur le bout des doigts, en connaître un rayon, ne connaître ni d’Ève ni d’Adam, connaître la musique.Savoir-faire, savoir-être, savoir-vivreLe savoir, ce sont les connaissances ; le savoir-faire, la capacité pratique à les appliquer ; le savoir-être, l’attitude et les qualités relationnelles ; le savoir-vivre, la connaissance des usages de politesse.Citations sur la connaissanceLes citations les plus célèbres sur la connaissance, vérifiées et sourcées : Aristote, Montaigne, Rabelais, Descartes, Pascal, Kant, Bachelard… avec leur sens et leur contexte.

Orthographe et accords 68

Grammaire et conjugaison 61

Vocabulaire et style 29

Étymologie 15

L’étymologieL’étymologie est l’étude de l’origine des mots et de l’évolution de leur forme et de leur sens. Le mot lui-même vient du grec etumos, « vrai », et logos, « discours » : la recherche du sens premier.Histoire de la langue françaiseLe français est né du latin parlé en Gaule, enrichi d’apports gaulois et germaniques. Ancien français vers 842, moyen français au XIVe siècle, français moderne au XVIIe : il est devenu langue de l’État en 1539 et de la République en 1992.Du latin au françaisLe français est une langue romane : il est issu du latin parlé en Gaule après la conquête romaine, transformé pendant des siècles. L’essentiel du vocabulaire courant remonte, directement ou indirectement, au latin.L’ancien françaisL’ancien français est l’état de la langue française entre le IXe et le XIIIe siècle environ, des Serments de Strasbourg à la fin du Moyen Âge central. Il possédait encore une déclinaison à deux cas et de nombreux dialectes.L’ordonnance de Villers-CotterêtsL’ordonnance de Villers-Cotterêts, signée par François Ier en août 1539, impose que les actes de justice soient rédigés « en langage maternel françois et non autrement ». Ses articles sur la langue sont toujours en vigueur.L’Académie françaiseL’Académie française est une institution fondée en 1635 par le cardinal de Richelieu pour fixer et perfectionner la langue. Elle réunit 40 membres élus à vie, surnommés les Immortels, et publie le Dictionnaire de l’Académie.Les mots français d’origine gauloiseLe gaulois, langue celtique supplantée par le latin, n’a laissé au français qu’une centaine de mots environ, surtout liés à la campagne : alouette, chêne, ruche, mouton, boue, lande. Il survit aussi dans de nombreux noms de lieux.Les mots français d’origine germaniqueAprès le latin, les langues germaniques sont l’une des principales sources du français. Les Francs ont laissé plusieurs centaines de mots (guerre, jardin, bleu) ; les Vikings et l’allemand en ont ajouté d’autres.Les mots français d’origine arabeLe français compte plusieurs centaines de mots d’origine arabe, souvent venus par le latin, l’espagnol ou l’italien : algèbre, chiffre, zéro, sucre, hasard. D’autres, comme toubib, datent de la période coloniale.Les mots français d’origine italienneL’italien a donné au français plusieurs centaines de mots, surtout au XVIe siècle, à la faveur des guerres d’Italie et du prestige de la Renaissance : soldat, banque, balcon, façade, opéra, carnaval, réussir.Les mots français d’origine anglaiseLe français emprunte à l’anglais surtout depuis le XVIIIe siècle : politique, transports, sport, puis économie et numérique. Beaucoup de ces mots étaient d’anciens mots français passés en Angleterre après 1066.Les racines grecques du françaisUne grande partie du vocabulaire savant français est formée de racines grecques : bio (vie), chrono (temps), graphe (écrire), logie (étude), phile (qui aime), phobe (qui craint). Les connaître permet de comprendre des milliers de mots.Préfixes et suffixes latinsLes préfixes latins (pré-, post-, sub-, trans-, in-) et les suffixes latins (-able, -cide, -vore, -fère) servent à former une grande partie du vocabulaire français. Connaître leur sens aide à comprendre et à orthographier les mots.Les doublets étymologiquesUn doublet étymologique est une paire de mots français issus du même mot latin par deux voies différentes : l’un, populaire, a été transformé par l’usage oral (frêle) ; l’autre, savant, a été emprunté tel quel (fragile).Les faux amis anglais-françaisUn faux ami est un mot anglais qui ressemble à un mot français mais n’a pas le même sens : actually signifie « en fait », pas « actuellement » ; library signifie « bibliothèque », pas « librairie ». Voici les pièges les plus fréquents.

Origine des expressions 86

Conjugaison des verbes 104