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Langue française · Grammaire et conjugaison

Le complément circonstanciel

Le complément circonstanciel (CC) précise les circonstances de l’action : le temps, le lieu, la manière, la cause, le but… Il est le plus souvent déplaçable et supprimable : demain, je pars à Rome.

Mis à jour le 3 min de lecture

Le complément circonstanciel apporte des informations sur les circonstances dans lesquelles se déroule l’action : quand ?, où ?, comment ?, pourquoi ?, dans quel but ? Il dépend du verbe ou de la phrase entière, et non d’un nom. C’est l’une des fonctions grammaticales essentielles.

Comment le reconnaître ?

On peut aussi poser la question correspondant à la circonstance : quand lit-il ? → le soir.

Les principaux types

TypeQuestionExemple
tempsquand ? depuis quand ? combien de temps ?Il est parti hier.
lieuoù ? d’où ? par où ?Nous dînons au restaurant.
manièrecomment ?Elle parle doucement.
causepourquoi ? pour quelle raison ?Il tremble de froid.
butdans quel but ?Il travaille pour réussir.
conséquenceavec quel résultat ?Il pleut si fort que la rue est inondée.
moyenavec quoi ? par quel moyen ?Il écrit au stylo.
accompagnementavec qui ?Je pars avec mes amis.
conditionà quelle condition ?Avec de la patience, tu y arriveras.
concession, oppositionmalgré quoi ?Malgré la pluie, il est sorti.
comparaisoncomme quoi ?Il court comme un lapin.
quantité, mesurecombien ?Il a grossi de trois kilos.

La cause, le but, la conséquence, la condition et la concession expriment des relations logiques : elles sont souvent introduites par des connecteurs logiques.

Les natures du complément circonstanciel

Un CC peut prendre des formes très variées :

NatureExemple
groupe nominal prépositionnelIl habite à Lyon.
groupe nominal sans prépositionIl travaille le dimanche.
adverbeElle viendra bientôt.
pronomIl y va. (y = à Paris)
infinitif prépositionnelIl s’entraîne pour gagner.
gérondifIl chante en marchant.
proposition subordonnée circonstancielleJe partirai quand tu arriveras.
participialeLe travail terminé, il sortit.

Les subordonnées circonstancielles sont détaillées dans les propositions subordonnées, et le gérondif dans sa fiche.

Les compléments essentiels : un piège

Certains compléments répondent à où ? ou combien ? mais ne peuvent être ni supprimés ni déplacés : ils sont exigés par le verbe.

  • Je vais à Paris : « je vais » seul est incomplet → complément essentiel de lieu.
  • Ce livre coûte vingt euros → complément essentiel de prix.
  • Il mesure deux mètres → complément essentiel de mesure.
  • Elle habite à Marseille.

Les grammaires actuelles distinguent ces compléments essentiels (ou compléments du verbe) des compléments circonstanciels proprement dits, qui sont des compléments de phrase. Dans la tradition scolaire, on les appelle souvent CC de lieu ou de mesure, d’où les hésitations.

CC ou COI ?

Les deux peuvent être introduits par une préposition :

  • Il pense à son avenir : COI (on ne peut pas le supprimer sans changer le sens du verbe : penser à).
  • Il travaille à Bordeaux : CC de lieu (on peut le supprimer : il travaille).

Voir COD et COI.

La ponctuation du CC

Placé en tête de phrase, un CC long est généralement suivi d’une virgule : Après une longue journée de travail, il s’endormit. Un CC court peut s’en passer : Hier il a plu ou Hier, il a plu.

Mini exercice corrigé

Donnez le type de chaque CC en gras :

  1. Il est sorti sans manteau. → manière
  2. Faute de temps, il a renoncé. → cause
  3. Elle économise pour acheter une maison. → but
  4. Nous nous verrons à la gare. → lieu
  5. Bien qu’il soit malade, il travaille. → concession
  6. Il coupe le pain avec un couteau. → moyen

Questions fréquentes

Un CC peut-il être une phrase entière ?

Oui, sous forme de proposition subordonnée circonstancielle : Je viendrai si j’ai le temps.

Combien de CC peut-il y avoir dans une phrase ?

Autant que nécessaire : Hier, à Paris, il a manifesté pacifiquement pour ses droits.

Le CC est-il toujours facultatif ?

Le plus souvent, mais pas toujours pour le sens : Il est né en 1990 perd son information principale sans le complément. Grammaticalement, la phrase reste correcte.

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