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Santé et secours · Maladies courantes

Maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson détruit progressivement les neurones producteurs de dopamine. Elle cause lenteur des mouvements, raideur et souvent un tremblement au repos ; les traitements soulagent efficacement les symptômes.

Mis à jour le 4 min de lecture

La maladie de Parkinson est la deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente après la maladie d’Alzheimer. Elle débute en moyenne vers 60 ans, mais environ une personne sur dix est diagnostiquée avant 50 ans. Elle porte le nom du médecin anglais James Parkinson, qui l’a décrite en 1817 sous le nom de « paralysie agitante ». Elle évolue lentement, sur de nombreuses années, et les traitements permettent longtemps une vie active. Le fonctionnement du système nerveux est expliqué dans la fiche système nerveux.

Causes et facteurs de risque

La cause précise reste inconnue ; la maladie résulte probablement de l’association de facteurs génétiques et environnementaux.

  • âge : principal facteur de risque ;
  • sexe masculin : risque environ 1,5 fois plus élevé ;
  • génétique : environ 10 % des cas sont liés à une mutation identifiée, plus souvent dans les formes précoces ;
  • pesticides : l’exposition professionnelle augmente le risque ; en France, la maladie de Parkinson est reconnue comme maladie professionnelle chez les agriculteurs exposés aux pesticides depuis 2012 ;
  • traumatismes crâniens répétés.

Symptômes

Les signes moteurs

SigneDescription
Lenteur (akinésie, bradykinésie)Gestes plus lents et moins amples, écriture qui rapetisse (micrographie), visage moins expressif
Raideur (rigidité)Muscles tendus, sensation de raideur, douleurs
Tremblement de reposPrésent chez environ deux tiers des patients, au repos, diminuant lors du mouvement ; souvent d’un seul côté au début
Troubles de la marche et de l’équilibrePetits pas, bras qui ne balancent plus, « enrayage » au démarrage, chutes aux stades avancés

Les symptômes commencent typiquement d’un seul côté du corps.

Les signes non moteurs

Souvent présents des années avant les signes moteurs : perte de l’odorat, constipation (voir constipation), troubles du sommeil (rêves agités où la personne « vit » ses rêves), dépression et anxiété, fatigue, douleurs. Plus tard peuvent s’ajouter des troubles urinaires, une hypotension orthostatique, des troubles de la déglutition et, chez certains patients, des troubles cognitifs.

Quand consulter

Consultez votre médecin traitant devant un tremblement, une lenteur, une raideur ou une modification de l’écriture ou de la marche. Tout tremblement n’est pas un Parkinson : le tremblement essentiel, fréquent, survient lors des gestes (tenir un verre) plutôt qu’au repos.

Diagnostic

Le diagnostic est avant tout clinique, posé par un neurologue à partir des signes et de leur évolution. L'IRM cérébrale sert surtout à écarter d’autres causes. Une scintigraphie spécifique (DaTscan) peut aider en cas de doute. Une bonne réponse au traitement dopaminergique renforce le diagnostic. Certains syndromes parkinsoniens atypiques ou causés par des médicaments (neuroleptiques notamment) doivent être distingués.

Traitements

On ne sait pas encore ralentir l’évolution de la maladie, mais les traitements soulagent efficacement les symptômes moteurs, en particulier les premières années.

  • Médicaments : la lévodopa (L-dopa), précurseur de la dopamine, est le traitement le plus efficace ; les agonistes dopaminergiques et d’autres classes complètent ou retardent son utilisation. Les doses et horaires sont ajustés par le neurologue. Après plusieurs années, des fluctuations (alternance de périodes « on » et « off ») et des mouvements involontaires peuvent apparaître.
  • Stimulation cérébrale profonde : des électrodes implantées dans le cerveau, reliées à un boîtier sous la peau, réduisent nettement les symptômes chez certains patients sélectionnés. Cette technique a été mise au point à Grenoble à la fin des années 1980.
  • Pompes délivrant un médicament en continu, aux stades avancés.
  • Rééducation : kinésithérapie, orthophonie (voix, déglutition), ergothérapie, activité physique régulière, qui améliore la mobilité et l’équilibre.

Prévention

Aucune mesure n’empêche la maladie de façon certaine. L’activité physique régulière est associée à un moindre risque et est bénéfique à tous les stades. La protection contre les pesticides au travail est recommandée.

Chiffres clés

IndicateurValeurSource
Personnes traitées en Franceplus de 200 000Santé publique France
Personnes atteintes dans le mondeplus de 8 millions (2019)OMS
Âge moyen au diagnosticenviron 60 ansAssurance maladie

Questions fréquentes

La maladie de Parkinson est-elle héréditaire ?

Le plus souvent non. Une forme génétique est plus probable quand la maladie débute jeune ou que plusieurs membres de la famille sont atteints.

Meurt-on de la maladie de Parkinson ?

L’espérance de vie est peu réduite, surtout quand la maladie débute tard. Les complications des stades avancés (chutes, fausses routes, infections) sont les principaux risques.

Peut-on continuer à conduire ?

Au début, souvent oui. La somnolence liée à certains traitements et l’évolution de la maladie doivent être évaluées avec le médecin.

Le tremblement est-il toujours présent ?

Non. Environ un tiers des patients ne tremblent pas ; la lenteur des mouvements est le signe le plus constant.

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