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Histoire · Préhistoire et Antiquité

Les guerres médiques

Les guerres médiques sont deux guerres entre les cités grecques et l’Empire perse, en 490 puis en 480-479 av. J.-C. Les victoires de Marathon et de Salamine sauvent l’indépendance grecque.

Mis à jour le 4 min de lecture

Les guerres médiques opposent plusieurs cités grecques, menées par Athènes et Sparte, à l'Empire perse au début du Ve siècle av. J.-C. Elles se déroulent en deux temps : la première guerre (490 av. J.-C.), marquée par la victoire athénienne de Marathon, et la seconde (480-479 av. J.-C.), avec les Thermopyles, Salamine et Platées. Le nom vient des Mèdes, peuple iranien associé aux Perses, que les Grecs confondaient avec eux. Nous les connaissons surtout par l’historien grec Hérodote, né vers 484 av. J.-C.

Les dates clés

DateÉvénement
499-493 av. J.-C.Révolte des cités grecques d’Ionie (côte de l’actuelle Turquie) contre les Perses, soutenue par Athènes
490 av. J.-C.Débarquement perse ; victoire athénienne à Marathon
480 av. J.-C. (été)Le roi Xerxès envahit la Grèce ; bataille des Thermopyles
480 av. J.-C.Athènes est prise et incendiée ; victoire navale grecque à Salamine
479 av. J.-C.Victoires grecques à Platées (sur terre) et au cap Mycale
478-477 av. J.-C.Fondation de la ligue de Délos autour d’Athènes

Pourquoi la guerre ?

Au VIe siècle av. J.-C., l’Empire perse, fondé par Cyrus II, est le plus vaste du monde. Il contrôle les cités grecques d'Ionie. En 499 av. J.-C., elles se révoltent et reçoivent l’aide d’Athènes et d’Érétrie, qui participent à l’incendie de Sardes, capitale régionale perse. Après avoir écrasé la révolte (prise de Milet, 494), le roi Darius Ier veut punir les Athéniens et étendre son pouvoir sur la Grèce.

La première guerre médique (490 av. J.-C.)

La flotte perse détruit Érétrie, puis débarque dans la plaine de Marathon, à environ 40 km d’Athènes. Les quelque 10 000 hoplites athéniens, aidés par un millier de Platéens et commandés notamment par Miltiade, chargent l’armée perse, plus nombreuse, et la repoussent vers ses navires. Selon Hérodote, les Perses perdent environ 6 400 hommes, les Athéniens 192. Sparte, retenue par une fête religieuse, arrive trop tard.

La seconde guerre médique (480-479 av. J.-C.)

Les préparatifs

Sur les conseils de Thémistocle, Athènes utilise l’argent des mines du Laurion pour construire une grande flotte de trières, navires de guerre à trois rangs de rameurs. Les rameurs sont les citoyens pauvres, ce qui renforcera leur poids politique. En face, Xerxès, fils de Darius, rassemble une armée immense et fait franchir l’Hellespont (détroit des Dardanelles) sur des ponts de bateaux.

Les Thermopyles

Au défilé des Thermopyles, passage étroit entre montagne et mer, quelques milliers de Grecs commandés par le roi de Sparte Léonidas bloquent l’armée perse pendant trois jours. Trahis par un Grec qui révèle aux Perses un sentier de montagne, ils sont encerclés. Léonidas, ses 300 Spartiates et quelques centaines d’alliés restent combattre jusqu’à la mort. Cette défaite devient le symbole du sacrifice pour la patrie.

Salamine

Les Perses prennent et incendient Athènes, évacuée par ses habitants. Thémistocle attire la flotte perse dans le détroit de Salamine, où les grands navires perses, trop nombreux, ne peuvent pas manœuvrer. Les trières grecques, plus agiles, les éperonnent : c’est une victoire décisive. Xerxès rentre en Asie et laisse une armée en Grèce.

Platées et Mycale

En 479 av. J.-C., une armée grecque commandée par le Spartiate Pausanias écrase les Perses à Platées. Le même été, les Grecs détruisent la flotte perse au cap Mycale, en Ionie. La menace perse est écartée.

Les conséquences

  • L’indépendance des cités grecques est préservée.
  • Athènes devient la première puissance grecque. Elle prend la tête de la ligue de Délos, alliance contre les Perses qui se transforme en empire maritime athénien.
  • La démocratie athénienne se renforce : les rameurs, citoyens pauvres, revendiquent leur place. C’est le début du « siècle de Périclès ».
  • Le sentiment d’unité grecque face aux « barbares » se développe, même si la rivalité entre Athènes et Sparte mène à la guerre du Péloponnèse (431-404 av. J.-C.).

Erreurs fréquentes

  • Les Spartiates n’étaient pas seuls aux Thermopyles : plusieurs milliers de Grecs étaient présents au début, et des Thespiens sont restés jusqu’à la fin avec Léonidas.
  • Marathon n’est pas une bataille de Sparte : elle est gagnée par les Athéniens et les Platéens.
  • Les guerres médiques ne sont pas la guerre de Troie, qui relève du mythe et de l’épopée d’Homère.

Exercice corrigé

Classe dans l’ordre chronologique : Salamine, Marathon, révolte de l’Ionie, Thermopyles, Platées.

  • Réponse : révolte de l’Ionie (499), Marathon (490), Thermopyles (480), Salamine (480), Platées (479).

Questions fréquentes

Qui a gagné les guerres médiques ?

Les cités grecques. Elles ont repoussé les deux invasions perses et conservé leur indépendance.

Pourquoi les appelle-t-on « médiques » ?

Parce que les Grecs appelaient les Perses « Mèdes », du nom d’un peuple iranien voisin et allié, intégré à l’Empire perse.

Combien étaient les 300 Spartiates ?

Ils étaient 300 citoyens spartiates d’élite, accompagnés d’hilotes et d’alliés grecs. Au total, plusieurs milliers de soldats grecs ont défendu les Thermopyles au début de la bataille.

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