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Géographie · Le monde

Le SIG, système d’information géographique

Un système d’information géographique (SIG) est un outil informatique qui stocke, superpose, analyse et cartographie des données localisées : urbanisme, risques, transports, environnement.

Mis à jour le 3 min de lecture

Le SIG est l’outil principal du géographe et de l’aménageur d’aujourd’hui. Les élèves le découvrent au collège et au lycée avec des outils comme Géoportail ou des cartes interactives, et la notion figure au programme de géographie et de SNT (sciences numériques et technologie) en seconde, dans le thème « localisation, cartographie et mobilité ».

Le principe : superposer des couches

Un SIG fonctionne comme un empilement de couches (layers) d’information, toutes calées sur le même système de coordonnées (voir latitude et longitude) :

CoucheExemple de contenu
Fond de cartephotographie aérienne, image satellite, carte topographique
Reliefaltitudes (modèle numérique de terrain)
Hydrographierivières, lacs, zones inondables
Réseauxroutes, voies ferrées, lignes électriques
Bâtibâtiments, parcelles cadastrales
Données statistiquespopulation par commune, revenus, âge
Équipementsécoles, hôpitaux, commerces

En croisant les couches, on répond à des questions impossibles à traiter avec une seule carte : « Combien d’habitants vivent en zone inondable ? », « Quelle école est la plus proche de chaque logement ? », « Où installer une éolienne à plus de 500 m de toute habitation ? ».

Deux façons de représenter l’information

ModePrincipeExemples
Vecteurobjets représentés par des points, des lignes et des polygones, avec des attributs (nom, population…)une école (point), une route (ligne), une commune (polygone)
Rasterimage découpée en pixels, chacun portant une valeurimage satellite, carte des températures, altitude

À quoi sert un SIG ?

  • Urbanisme et aménagement : plans locaux d’urbanisme, choix d’implantation d’équipements.
  • Gestion des risques : cartographie des zones inondables, plans de prévention (voir risques naturels), organisation des secours.
  • Transports : calcul d’itinéraires, optimisation des tournées de livraison, GPS des smartphones.
  • Environnement : suivi de la déforestation par satellite, espaces protégés, qualité de l’air.
  • Agriculture : agriculture de précision, déclarations de surfaces pour les aides agricoles.
  • Santé : cartographie des épidémies (dès 1854, le médecin John Snow avait localisé sur une carte les morts du choléra à Londres pour identifier une pompe contaminée).
  • Commerce : choix d’emplacement d’un magasin en fonction de la population et de la concurrence.

Les données et les outils

Les sources de données

  • Satellites d’observation (programme européen Copernicus avec les satellites Sentinel, Landsat américain).
  • Photographies aériennes.
  • GPS et autres systèmes de positionnement (Galileo européen, GLONASS russe, BeiDou chinois).
  • Recensements et statistiques (en France, l’Insee).
  • Données ouvertes publiées par les administrations (voir open data) et données collaboratives comme OpenStreetMap.

Les outils courants

OutilUsage
Géoportail (IGN)portail public français : cartes, photos aériennes, cadastre, comparaison d’époques
QGISlogiciel SIG libre et gratuit, très utilisé dans l’enseignement et par les collectivités
ArcGISlogiciel professionnel commercial
Google Earth, Google Mapsconsultation grand public, mesures simples
OpenStreetMapcarte collaborative et libre du monde

Exemple d’activité en classe

Sur Géoportail, on peut :

  1. Localiser son collège ou son lycée.
  2. Afficher la couche « photographies aériennes » puis les « photographies anciennes » (années 1950) pour observer l'étalement urbain.
  3. Ajouter la couche des risques d’inondation.
  4. Mesurer une distance ou une surface.
  5. Conclure sur l’évolution du territoire et les enjeux d’aménagement.

Limites et précautions

  • Un SIG ne vaut que par la qualité des données : erreurs de localisation, données anciennes ou incomplètes.
  • Le choix des couches, des couleurs et des seuils oriente l’interprétation, comme pour toute carte (voir projections cartographiques).
  • Les données de localisation personnelle posent des questions de vie privée.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre une carte et un SIG ?

Une carte est une représentation figée, au service d’un message. Un SIG est un outil dynamique qui contient des données et permet de produire une infinité de cartes et d’analyses.

Le GPS est-il un SIG ?

Non. Le GPS est un système de positionnement par satellites qui donne des coordonnées. Les applications de navigation, en revanche, associent le GPS à un SIG (carte routière, calcul d’itinéraire).

Comment apprendre à utiliser un SIG ?

Géoportail permet de commencer sans installation. Pour aller plus loin, QGIS est gratuit et dispose de nombreux tutoriels en français.

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