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Le territoire de l’Union européenne
L’Union européenne couvre environ 4,2 millions de km² et compte 450 millions d’habitants. Son territoire oppose un cœur dense et riche, la dorsale européenne, à des périphéries.
Mis à jour le 4 min de lecture
Cette fiche présente l’Union européenne sous l’angle géographique, comme au programme de 3e (« la France et l’Union européenne ») et de terminale (« la France et ses régions dans l’Union européenne et dans la mondialisation »). La liste des États et les dates d’adhésion figurent dans la fiche pays de l’Union européenne ; le fonctionnement politique dans institutions de l’UE ; l’histoire dans construction européenne.
L’UE en chiffres
| Repère | Valeur (environ) |
|---|---|
| Superficie | 4,2 millions de km² |
| Population | 450 millions d’habitants (troisième ensemble mondial après la Chine et l’Inde) |
| Densité moyenne | environ 110 hab./km² |
| Plus grand État | France (environ 633 000 km² avec l’outre-mer) |
| État le plus peuplé | Allemagne (environ 83 millions) |
| Plus petit État | Malte |
| Part du PIB mondial | environ un sixième en valeur nominale |
Où s’arrête l’Union européenne ?
Les limites de l’UE ne coïncident pas avec celles du continent européen :
- Des pays européens ne sont pas membres : Norvège, Suisse, Islande, Royaume-Uni (sorti le 31 janvier 2020), pays des Balkans occidentaux, Ukraine, Moldavie…
- L’UE s’étend hors d’Europe grâce aux régions ultrapériphériques (RUP) : Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte et Saint-Martin (France), les Canaries (Espagne), Madère et les Açores (Portugal). Elles font pleinement partie de l’UE.
- Chypre, membre depuis 2004, est géographiquement en Asie.
Les autres territoires d’outre-mer associés (comme la Polynésie française ou la Nouvelle-Calédonie) sont des PTOM (pays et territoires d’outre-mer) : ils ne font pas partie du territoire de l’UE (voir outre-mer français).
Des espaces d’intégration différents
| Espace | Nombre de pays | Particularités |
|---|---|---|
| Union européenne | 27 | marché unique (libre circulation des biens, services, capitaux et personnes) |
| Zone euro | 21 en 2026, depuis l’entrée de la Bulgarie | monnaie commune ; le Danemark, la Suède, la Pologne, la Hongrie, la Tchéquie et la Roumanie gardent leur monnaie |
| Espace Schengen | 29 | suppression des contrôles systématiques aux frontières intérieures ; comprend 25 pays de l’UE et 4 non membres (Islande, Norvège, Suisse, Liechtenstein) |
Ce sont donc des espaces qui se chevauchent sans se confondre : on parle d'« Europe à géométrie variable ».
Un territoire contrasté : centres et périphéries
Le cœur : la dorsale européenne
Le principal axe de concentration des hommes et des richesses s’étend du sud-est de l’Angleterre au nord de l’Italie, par le Benelux, la vallée du Rhin et la Suisse : c’est la dorsale européenne ou mégalopole européenne (voir mégalopole). On y trouve les grandes métropoles, les principaux ports de la Northern Range (Rotterdam, Anvers, Hambourg) et les sièges des institutions (Bruxelles, Strasbourg, Luxembourg, Francfort).
Paris, l’autre grande métropole de l’UE, se trouve un peu à l’écart de cet axe, mais forme avec lui un centre élargi.
Les périphéries dynamiques
- L’arc méditerranéen, de Valence à Gênes en passant par Barcelone et Marseille, attractif par son ensoleillement et son tourisme.
- Les métropoles d’Europe centrale (Varsovie, Prague, Budapest, Bratislava), qui ont connu une forte croissance depuis leur adhésion en 2004.
- Les capitales nordiques et le Nord européen, riches et innovants.
Les périphéries en difficulté
- Certaines régions rurales d’Europe du Sud et de l’Est, qui perdent des habitants.
- D’anciennes régions industrielles.
- Les régions ultrapériphériques, éloignées et insulaires, avec un chômage élevé.
Les écarts de richesse restent importants : le PIB par habitant, en parité de pouvoir d’achat, varie de plus de 1 à 5 entre les régions les plus riches (Luxembourg, Irlande, Bruxelles, Hambourg) et les plus pauvres (certaines régions de Bulgarie, de Roumanie ou de Grèce).
La politique de cohésion
Pour réduire ces écarts, l’UE consacre environ un tiers de son budget à la politique régionale ou de cohésion, grâce à des fonds structurels :
- le FEDER (Fonds européen de développement régional) : infrastructures, innovation, entreprises ;
- le FSE+ (Fonds social européen) : emploi, formation, inclusion ;
- le Fonds de cohésion, pour les États les moins riches ;
- la politique agricole commune (PAC), avec son second pilier dédié au développement rural.
Les régions sont classées selon leur PIB par habitant : les « moins développées » (moins de 75 % de la moyenne de l’UE) reçoivent le plus d’aides.
Les coopérations transfrontalières
Les programmes Interreg financent des projets entre régions voisines de part et d’autre des frontières : transports, santé, formation, environnement. Exemples : l’Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai, l’Eurodistrict Strasbourg-Ortenau, la Grande Région autour du Luxembourg (voir frontière).
Questions fréquentes
L’UE est-elle un pays ?
Non. C’est une union de 27 États souverains qui ont mis en commun certaines compétences. Elle n’a pas d’armée propre et chaque État garde ses frontières extérieures, ses impôts principaux et sa politique étrangère, même si une coordination existe.
La Guyane fait-elle partie de l’Union européenne ?
Oui. La Guyane est une région ultrapériphérique : c’est le plus grand territoire de l’UE situé hors d’Europe, en Amérique du Sud, et l’euro y est la monnaie officielle.
Quelle est la différence entre l’espace Schengen et l’Union européenne ?
L’UE est une union politique et économique. L’espace Schengen est une zone de libre circulation des personnes. L’Irlande et Chypre sont dans l’UE mais pas pleinement dans Schengen ; la Suisse et la Norvège sont dans Schengen sans être dans l’UE.