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Géographie · Le monde

Les risques naturels

Un risque naturel est la possibilité qu’un phénomène naturel dangereux, l’aléa, touche des populations et des biens vulnérables. Sans hommes exposés, il n’y a pas de risque, seulement un phénomène naturel.

Mis à jour le 3 min de lecture

Les risques sont étudiés en géographie de 5e (« prévenir les risques, s’adapter au changement global ») et de seconde (« des sociétés face aux risques »). La notion clé à retenir : un risque n’est pas un phénomène naturel en lui-même, mais la rencontre entre la nature et une société. Pour le cas français, voir risques majeurs en France.

Les définitions essentielles

TermeDéfinitionExemple
Aléaphénomène naturel potentiellement dangereux, caractérisé par sa probabilité et son intensitéun séisme de magnitude 7
Enjeuxpersonnes, biens, activités et patrimoine exposésune ville de 2 millions d’habitants
Vulnérabilitéfragilité des enjeux face à l’aléa (qualité des bâtiments, préparation, richesse)immeubles non parasismiques
Risquepossibilité d’un dommagerisque sismique de la ville
Catastropheréalisation du risque, avec des dégâts importantsséisme meurtrier
Résiliencecapacité d’une société à se relever et à s’adapter après une catastrophereconstruction rapide

Les grands types d’aléas naturels

FamilleAléasFiches utiles
Géologiquesséismes, éruptions volcaniques, tsunamis, glissements de terrainséismes, volcans, tsunami
Climatiques et météorologiquescyclones, tempêtes, canicules, sécheresses, vagues de froidcyclones tropicaux
Hydrologiquescrues, inondations, submersions marinesinondations
Autresavalanches, feux de forêt (souvent d’origine humaine)—

On distingue les risques naturels des risques technologiques (accident industriel, nucléaire, rupture de barrage) et des risques sanitaires. Les risques mixtes combinent les deux : en 2011, au Japon, le séisme puis le tsunami ont provoqué l’accident nucléaire de Fukushima.

Tous égaux face aux risques ?

Non. À aléa comparable, les conséquences sont très différentes selon le niveau de développement :

CatastropheAléaBilan humain (ordre de grandeur)
Haïti, janvier 2010séisme de magnitude 7,0plus de 200 000 morts
Chili, février 2010séisme de magnitude 8,8, bien plus puissantenviron 500 morts
Japon, mars 2011séisme de magnitude 9,0 et tsunamienviron 18 000 morts et disparus, essentiellement dus au tsunami

Le Chili et le Japon appliquent des normes de construction parasismiques strictes et entraînent leur population, ce qui réduit fortement la vulnérabilité. En Haïti, la pauvreté, l’absence de normes et la densité de Port-au-Prince ont aggravé la catastrophe. En général :

  • les pays riches subissent les pertes économiques les plus élevées (biens assurés, infrastructures coûteuses) ;
  • les pays pauvres subissent les pertes humaines les plus lourdes.

Les facteurs de vulnérabilité

  • Pauvreté : habitat précaire, implanté sur des terrains dangereux (pentes, zones inondables, voir bidonvilles).
  • Urbanisation rapide et non planifiée.
  • Absence de prévention : pas de système d’alerte, pas d’exercices.
  • Faiblesse des secours et de l’État.
  • Isolement de certaines populations.

Gérer les risques : prévoir, prévenir, protéger

ÉtapeMesures
Connaîtrecartographier les aléas, étudier les catastrophes passées
Prévoir et surveillerréseaux sismiques, observatoires volcaniques, prévision météorologique, alerte tsunami
Prévenirinterdire de construire en zone dangereuse, normes parasismiques
Protégerdigues, barrages, abris anticycloniques, filets pare-avalanches
Informer et préparerexercices, plans d’évacuation, éducation
Secourir et reconstruiresecours d’urgence, aide internationale, reconstruction plus sûre

Le Bangladesh est souvent cité : grâce à un réseau de milliers d’abris anticycloniques et à des systèmes d’alerte, le nombre de morts lors des cyclones a fortement baissé depuis 1970, année où un cyclone avait tué plusieurs centaines de milliers de personnes.

Risques et changement climatique

Le réchauffement climatique augmente la fréquence ou l’intensité de certains aléas : canicules, fortes pluies, sécheresses, incendies, submersions liées à la montée des eaux. Il rend indispensable l’adaptation des territoires.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre un aléa et un risque ?

L’aléa est le phénomène naturel (le séisme, la crue). Le risque n’existe que si des populations ou des biens peuvent être touchés. Un séisme au milieu de l’Antarctique est un aléa, pas un risque majeur.

Quel est le risque naturel le plus meurtrier ?

Sur les dernières décennies, les séismes et les tsunamis ont été les catastrophes les plus meurtrières, avec les sécheresses et les famines qu’elles provoquent. Le tsunami de l’océan Indien de décembre 2004 a tué environ 230 000 personnes.

Qu’est-ce que la culture du risque ?

C’est la connaissance par la population des risques auxquels elle est exposée et des bons comportements à adopter. Elle est très développée au Japon, où des exercices sont organisés chaque année.

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