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Les chiffres romains
Les chiffres romains utilisent sept lettres : I (1), V (5), X (10), L (50), C (100), D (500) et M (1 000). On additionne leurs valeurs, sauf quand un symbole plus petit précède un plus grand : IV = 4, IX = 9.
Mis à jour le 4 min de lecture
Siècles, numéros de rois et de papes, chapitres de livres, cadrans d’horloges, millésimes sur les monuments et génériques de films : les chiffres romains sont toujours bien présents, plus de quinze siècles après la chute de Rome. Leur lecture repose sur une poignée de règles simples.
Les sept symboles
| Symbole | I | V | X | L | C | D | M |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Valeur | 1 | 5 | 10 | 50 | 100 | 500 | 1 000 |
Les règles d’écriture
- Addition : les symboles s’écrivent du plus grand au plus petit, de gauche à droite, et leurs valeurs s’additionnent.
VIII = 5 + 1 + 1 + 1 = 8;MDCLX = 1 000 + 500 + 100 + 50 + 10 = 1 660. - Répétition limitée : I, X, C et M peuvent être répétés trois fois au plus de suite (III = 3, XXX = 30, CCC = 300). V, L et D ne se répètent jamais (on écrit X et non VV).
- Soustraction : un symbole placé à gauche d’un symbole de valeur supérieure se soustrait. Seules six combinaisons sont admises dans l’usage moderne :
| Combinaison | Valeur | Calcul |
|---|---|---|
| IV | 4 | 5 − 1 |
| IX | 9 | 10 − 1 |
| XL | 40 | 50 − 10 |
| XC | 90 | 100 − 10 |
| CD | 400 | 500 − 100 |
| CM | 900 | 1 000 − 100 |
Autrement dit, seuls I, X et C se soustraient, et seulement devant les deux symboles immédiatement supérieurs. On écrit donc 99 = XCIX (90 + 9) et non IC, et 49 = XLIX (40 + 9) et non IL.
De 1 à 20, puis les dizaines
| Nombre | Romain | Nombre | Romain |
|---|---|---|---|
| 1 | I | 11 | XI |
| 2 | II | 12 | XII |
| 3 | III | 13 | XIII |
| 4 | IV | 14 | XIV |
| 5 | V | 15 | XV |
| 6 | VI | 16 | XVI |
| 7 | VII | 17 | XVII |
| 8 | VIII | 18 | XVIII |
| 9 | IX | 19 | XIX |
| 10 | X | 20 | XX |
| Dizaines | Romain | Centaines | Romain | Milliers | Romain |
|---|---|---|---|---|---|
| 10 | X | 100 | C | 1 000 | M |
| 20 | XX | 200 | CC | 2 000 | MM |
| 30 | XXX | 300 | CCC | 3 000 | MMM |
| 40 | XL | 400 | CD | ||
| 50 | L | 500 | D | ||
| 60 | LX | 600 | DC | ||
| 70 | LXX | 700 | DCC | ||
| 80 | LXXX | 800 | DCCC | ||
| 90 | XC | 900 | CM |
Convertir un nombre en chiffres romains
On décompose le nombre en milliers, centaines, dizaines et unités, puis on écrit chaque partie avec le tableau ci-dessus.
Lire un nombre en chiffres romains
On lit de gauche à droite : si un symbole est inférieur à celui qui le suit, on le soustrait ; sinon, on l'ajoute.
Années et dates célèbres
| Année | Chiffres romains |
|---|---|
| 476 (chute de l’Empire d’Occident) | CDLXXVI |
| 800 (couronnement de Charlemagne) | DCCC |
| 1492 | MCDXCII |
| 1789 | MDCCLXXXIX |
| 1900 | MCM |
| 1999 | MCMXCIX |
| 2000 | MM |
| 2024 | MMXXIV |
Les grands nombres
Sans symbole au-delà de M, le système classique ne permet d’écrire simplement que jusqu’à 3 999 (MMMCMXCIX). Pour les nombres plus grands, on a utilisé plusieurs procédés :
- une barre horizontale au-dessus d’un symbole (le vinculum) multiplie sa valeur par 1 000 : V surmonté d’une barre vaut 5 000, X surmonté d’une barre 10 000 ;
- des cadres ou barres latérales pour multiplier par 100 000 ;
- d’anciens symboles, comme ↀ pour 1 000 ou ↁ pour 5 000, dérivés de formes plus anciennes.
Pas de zéro, pas de calcul écrit
La numération romaine est additive : chaque symbole garde sa valeur quelle que soit sa position. Elle ne possède pas de zéro, inutile dans ce système (voir histoire du zéro). En contrepartie, elle se prête mal aux calculs écrits : multiplier XLVII par XXIX est laborieux. Les Romains calculaient avec un abaque ou des jetons (calculi, petits cailloux, d’où le mot « calcul »). Les chiffres indo-arabes, avec leur zéro et leur principe de position, les ont progressivement remplacés en Europe entre le XIIIe et le XVIe siècle.
Une origine discutée
Les symboles ne viennent probablement pas de l’alphabet latin, mais d’entailles sur des bâtons de comptage, héritées en partie des Étrusques. I représenterait un doigt ou une encoche, V une main ouverte (cinq doigts), X deux V opposés. C et M ont été rapprochés après coup des initiales de centum (cent) et mille. La notation soustractive (IV au lieu de IIII) était peu employée dans l’Antiquité ; elle s’est généralisée au Moyen Âge et à l’époque moderne.
Où trouve-t-on encore les chiffres romains ?
- Siècles : le XXIe siècle, le XVIIIe siècle (en petites capitales en typographie soignée).
- Souverains et papes : Louis XIV, Henri IV, Élisabeth II, Benoît XVI (voir rois de France).
- Régimes et institutions : la Ve République, le IIIe Reich.
- Livres : tomes, chapitres, actes et scènes de théâtre, pages des préfaces.
- Cadrans d’horloge et de montres : souvent avec IIII au lieu de IV pour 4, par tradition et pour l’équilibre visuel du cadran.
- Monuments : dates de construction gravées au fronton.
- Événements : jeux Olympiques, finales du Super Bowl.
Questions fréquentes
Comment écrire 4 en chiffres romains ?
IV (5 − 1). On trouve aussi IIII sur certains cadrans d’horloge, forme ancienne conservée par tradition.
Quel est le plus grand nombre en chiffres romains ?
Avec les règles standard, 3 999, soit MMMCMXCIX. Au-delà, il faut des notations complémentaires, comme la barre horizontale qui multiplie par 1 000.
Pourquoi n’y a-t-il pas de zéro en chiffres romains ?
Parce que c’est une numération additive : la valeur d’un symbole ne dépend pas de sa position, donc aucun signe n’est nécessaire pour marquer une position vide.
Comment écrit-on 2026 en chiffres romains ?
MMXXVI : MM (2 000) + XX (20) + VI (6).