Aller au contenu
connaissance.org

Santé et secours · Symptômes courants

Mal de tête (céphalées)

La plupart des maux de tête sont bénins : céphalée de tension, migraine, rhume, manque de sommeil. Un mal de tête brutal, avec fièvre et raideur de nuque ou trouble neurologique, impose le 15.

Mis à jour le 4 min de lecture

Le mal de tête, ou céphalée en langage médical, est l’un des symptômes les plus fréquents : presque tout le monde en fait l’expérience. Le cerveau lui-même n’est pas sensible à la douleur ; celle-ci naît des structures qui l’entourent (méninges, vaisseaux, muscles du cou et du crâne, nerfs). Les médecins distinguent les céphalées primaires, qui sont la maladie elle-même (céphalée de tension, migraine, algie vasculaire de la face), et les céphalées secondaires, symptômes d’une autre cause (infection, traumatisme, sevrage de caféine, plus rarement maladie grave).

Les principaux types de maux de tête

TypeDescriptionDurée
Céphalée de tensionSerrement ou pression des deux côtés, « casque » ou « étau », intensité légère à modérée, sans nausées30 minutes à plusieurs jours
MigraineDouleur souvent d’un seul côté, pulsatile, aggravée par l’effort, avec nausées, gêne à la lumière et au bruit4 à 72 heures
Algie vasculaire de la faceDouleur atroce autour d’un œil, toujours du même côté, œil rouge qui larmoie, nez qui coule ; agitation15 minutes à 3 heures, par périodes
Céphalée par abus de médicamentsMal de tête quasi quotidien chez une personne qui prend souvent des antidouleursChronique
Céphalée secondaireLiée à une fièvre, une sinusite, un choc, un sevrage de café, un manque de sommeil, l’alcoolVariable

La céphalée de tension est la plus fréquente. Elle est favorisée par le stress, la fatigue, les mauvaises postures et le manque de sommeil.

Que faire en cas de mal de tête banal

  1. Se reposer au calme, dans une pièce peu éclairée, et s’hydrater.
  2. Aérer la pièce : une intoxication au monoxyde de carbone se manifeste d’abord par des maux de tête, surtout si plusieurs personnes sont touchées ou si les symptômes cessent hors du logement.
  3. Prendre un antalgique simple si besoin, comme le paracétamol, en respectant la dose et l’intervalle indiqués sur la notice. Les anti-inflammatoires (ibuprofène) et l’aspirine ont des contre-indications : demander conseil au pharmacien.
  4. Appliquer du froid ou du chaud sur le front ou la nuque, et masser doucement les tempes et le cou, ce qui soulage souvent les céphalées de tension.
  5. Repérer le déclencheur : repas sauté, écran prolongé, manque de sommeil, alcool, sevrage de café.

Quand consulter un médecin

Sans urgence vitale, il faut consulter dans les cas suivants :

  • maux de tête nouveaux ou inhabituels, surtout après 50 ans ;
  • céphalées qui s’aggravent progressivement sur des jours ou des semaines, ou qui réveillent la nuit ;
  • mal de tête aggravé par la toux, l’effort ou la position allongée ;
  • céphalées pendant la grossesse ou le post-partum, en particulier avec troubles visuels ou gonflement (risque de prééclampsie) ;
  • maux de tête chez une personne qui a un cancer, une baisse de l’immunité, ou qui prend un anticoagulant ;
  • besoin d’antidouleurs plusieurs fois par semaine ;
  • mal de tête accompagné de douleur à la mâchoire en mangeant ou de cuir chevelu douloureux chez une personne âgée (maladie de Horton, à traiter sans délai).

Les causes graves à ne pas manquer

Elles sont rares mais justifient les signes d’alerte de l’encadré :

  • hémorragie méningée (rupture d’un anévrisme) : céphalée brutale, explosive, « la pire de sa vie », parfois avec vomissements et perte de connaissance ;
  • méningite : fièvre, raideur de la nuque, gêne à la lumière, vomissements, parfois taches rouges ou violacées sur la peau ;
  • AVC : mal de tête associé à une paralysie, un trouble de la parole ou de la vision ;
  • traumatisme crânien et commotion cérébrale : céphalée qui s’aggrave après un choc, avec vomissements ou somnolence ;
  • intoxication au monoxyde de carbone : maux de tête, nausées, vertiges chez plusieurs occupants d’un logement chauffé.

Questions fréquentes

Le mal de tête peut-il venir des yeux ?

Un trouble de la vision non corrigé ou une fatigue visuelle sur écran peuvent donner des maux de tête frontaux en fin de journée. Un bilan chez l’ophtalmologiste ou l’opticien est utile si c’est le cas. En revanche, un œil rouge et très douloureux avec baisse de la vision est une urgence (glaucome aigu).

La tension artérielle donne-t-elle mal à la tête ?

Une hypertension habituelle ne provoque généralement pas de symptômes. Seule une poussée très importante peut donner des céphalées, avec d’autres signes. Il vaut mieux mesurer sa tension artérielle que de deviner.

Le café soulage-t-il ou provoque-t-il le mal de tête ?

Les deux. La caféine renforce l’effet de certains antalgiques, mais l’arrêt brutal chez un grand consommateur provoque une céphalée de sevrage, typiquement le week-end ou au réveil.

Faut-il faire un scanner pour un mal de tête ?

Non, dans la plupart des cas. L’examen clinique suffit pour reconnaître une céphalée de tension ou une migraine. L’imagerie est réservée aux situations inhabituelles ou aux signes d’alerte, sur décision médicale.

À lire aussi

Symptômes courants : toutes les fiches