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Arts · Architecture

Les sept merveilles du monde

Les sept merveilles du monde antique sont sept monuments célébrés par les auteurs grecs. Seule la pyramide de Khéops existe encore. En 2007, un vote mondial a désigné sept « nouvelles merveilles ».

Mis à jour le 5 min de lecture

Les sept merveilles du monde sont une liste de monuments exceptionnels établie par des auteurs grecs de l’époque hellénistique, comme Antipater de Sidon (IIe siècle av. J.-C.) et Philon de Byzance. Le mot grec employé, theamata, signifie « choses à voir » : il s’agissait d’un guide des sites incontournables du monde méditerranéen connu des Grecs. La liste a varié selon les auteurs ; celle qui s’est imposée date de la Renaissance. Le chiffre sept, symbolique, évoquait la perfection.

Les sept merveilles du monde antique

MerveilleLieu (actuel)ConstructionDisparition
Pyramide de KhéopsGizeh (Égypte)Vers 2560 av. J.-C.Toujours debout
Jardins suspendus de BabyloneBabylone (Irak)VIe s. av. J.-C. (selon la tradition)Existence non prouvée
Statue de Zeus à OlympieOlympie (Grèce)Vers 435 av. J.-C.Détruite au Ve s. apr. J.-C.
Temple d’Artémis à ÉphèsePrès de Selçuk (Turquie)VIe s. av. J.-C., reconstruit au IVe s.Incendié en 356 av. J.-C., détruit en 262 apr. J.-C.
Mausolée d’HalicarnasseBodrum (Turquie)Vers 350 av. J.-C.Ruiné par des séismes (XIIe-XVe s.)
Colosse de RhodesRhodes (Grèce)Vers 292-280 av. J.-C.Renversé par un séisme vers 226 av. J.-C.
Phare d’AlexandrieAlexandrie (Égypte)Vers 280 av. J.-C.Ruiné par des séismes (XIVe s.)

La pyramide de Khéops

Tombeau du pharaon Khéops (IVe dynastie), elle mesurait à l’origine environ 146 mètres de haut (environ 138 m aujourd’hui, ayant perdu son revêtement et son sommet). Elle est restée la plus haute construction humaine pendant près de 4 000 ans, jusqu’à la flèche de la cathédrale de Lincoln (Angleterre) au XIVe siècle. Elle est composée d’environ 2,3 millions de blocs de pierre.

Les jardins suspendus de Babylone

Selon la tradition, le roi Nabuchodonosor II (règne 605-562 av. J.-C.) les aurait fait construire pour son épouse, nostalgique des montagnes de son pays. Il s’agissait de terrasses plantées et irriguées. Aucune trace archéologique certaine n’en a été trouvée, et les textes babyloniens n’en parlent pas : leur existence est débattue. Une hypothèse les situe plutôt à Ninive, en Assyrie.

La statue de Zeus à Olympie

Œuvre du sculpteur athénien Phidias, cette statue chryséléphantine (or et ivoire sur une structure en bois) d’environ 12 mètres représentait le dieu assis sur son trône, dans son temple d’Olympie. Transportée à Constantinople, elle aurait été détruite dans un incendie au Ve siècle.

Le temple d’Artémis à Éphèse

Immense temple ionique de marbre, il fut incendié en 356 av. J.-C. par un certain Érostrate, qui voulait devenir célèbre (d’où l’expression « complexe d’Érostrate »). La tradition rapporte que c’était la nuit de la naissance d’Alexandre le Grand. Reconstruit, il est détruit par les Goths en 262 apr. J.-C.

Le mausolée d’Halicarnasse

Tombeau monumental de Mausole, satrape de Carie, élevé par sa veuve et sœur Artémise II. Il a donné son nom à tous les mausolées. Ses pierres ont servi aux XVe et XVIe siècles aux chevaliers de Saint-Jean pour fortifier le château de Bodrum ; des fragments sont conservés au British Museum.

Le colosse de Rhodes

Statue de bronze du dieu Soleil Hélios, haute d’environ 32 mètres, œuvre de Charès de Lindos, érigée pour célébrer la résistance de Rhodes au siège de Démétrios Poliorcète. Elle s’effondre lors d’un séisme une soixantaine d’années après sa construction. L’image du colosse enjambant l’entrée du port est une légende : techniquement impossible, elle n’apparaît qu’au Moyen Âge.

Le phare d’Alexandrie

Construit sur l’île de Pharos, devant Alexandrie, sous les premiers Ptolémées, il mesurait sans doute plus de 100 mètres. Un feu brûlait à son sommet. Il a donné son nom aux phares dans de nombreuses langues (phare, faro). Endommagé par plusieurs séismes, il est en ruine au XIVe siècle ; ses pierres ont servi en 1477 à la construction du fort de Qaitbay. Des blocs ont été retrouvés dans le port par l’équipe de l’archéologue Jean-Yves Empereur à partir de 1994.

Les sept nouvelles merveilles du monde (2007)

En 2007, la fondation privée suisse New7Wonders organise un vote mondial par internet et téléphone. Les résultats sont proclamés à Lisbonne le 7 juillet 2007. Cette liste n’a aucune valeur officielle : l'UNESCO a refusé de s’y associer, ce classement relevant selon elle du marketing.

Nouvelle merveillePaysDate
Grande MurailleChineDu IIIe s. av. J.-C. au XVIIe s.
PétraJordanieVers le Ier s. av. J.-C.
Christ RédempteurBrésil1931
Machu PicchuPérouXVe s.
Chichén ItzáMexiqueVers 600-1200
ColiséeItalie70-80 apr. J.-C.
Taj MahalInde1632-1653 environ

La pyramide de Khéops a reçu le statut de « candidate honoraire » après les protestations de l’Égypte. Parmi les finalistes non retenus figuraient l’Acropole d’Athènes, la tour Eiffel, la statue de la Liberté, Angkor, Stonehenge et l’Alhambra.

Pour d’autres monuments majeurs, voir les monuments célèbres du monde. Pour la civilisation qui a établi la liste, voir l’Empire romain et la frise des styles architecturaux.

Questions fréquentes

Quelles sont les sept merveilles du monde ?

Dans la liste antique : la pyramide de Khéops, les jardins suspendus de Babylone, la statue de Zeus à Olympie, le temple d’Artémis à Éphèse, le mausolée d’Halicarnasse, le colosse de Rhodes et le phare d’Alexandrie.

Quelle merveille du monde existe encore ?

Seule la pyramide de Khéops, à Gizeh, en Égypte. Des vestiges du temple d’Artémis et du mausolée d’Halicarnasse sont visibles, mais très réduits.

Pourquoi y a-t-il sept merveilles ?

Le chiffre sept avait une valeur symbolique de perfection et de totalité chez les Grecs. Il correspondait aussi aux sept « planètes » visibles connues dans l’Antiquité (Soleil et Lune compris).

Qui a choisi les sept nouvelles merveilles du monde ?

Les internautes et téléspectateurs, lors d’un vote organisé par la fondation New7Wonders et clos en 2007. Le classement n’est pas reconnu par l’UNESCO.

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