Méthodes et examens · Méthodes de travail
Rédiger une conclusion
Une conclusion fait le bilan des parties, répond clairement à la question posée en introduction et peut s’ouvrir sur une perspective proche. Elle n’apporte pas d’argument nouveau.
Mis à jour le 3 min de lecture
La conclusion est le dernier paragraphe d’un devoir. Elle referme le raisonnement ouvert par l’introduction : le correcteur doit y trouver la réponse à la problématique. Souvent rédigée à la hâte en fin d’épreuve, elle est pourtant la dernière impression laissée au lecteur. Il est prudent de la préparer au brouillon dès le plan terminé, puis de garder quelques minutes pour la recopier.
Les deux ou trois temps de la conclusion
| Étape | Rôle | Exemple de formulation |
|---|---|---|
| 1. Bilan | Résumer en une ou deux phrases ce que chaque partie a montré | « Ainsi, … ; de plus, … » |
| 2. Réponse | Répondre nettement à la problématique | « On peut donc dire que… » |
| 3. Ouverture (facultative) | Élargir vers une question proche ou une autre époque | « Cette question se pose aussi pour… » |
Le bilan et la réponse sont souvent fusionnés : on récapitule en répondant.
Le bilan et la réponse
Reprendre les idées principales sans recopier le développement ni réciter les exemples. La réponse doit être claire et nuancée si le sujet s’y prête : « oui, mais », « en partie », « à condition que ». Elle doit être cohérente avec le développement : si la deuxième partie a montré des limites, la conclusion en tient compte.
L’ouverture
L’ouverture n’est pas obligatoire, surtout au collège. Si on en écrit une, elle doit être pertinente :
- un sujet voisin (une autre guerre, un autre auteur du même mouvement) ;
- une question que le devoir n’a pas traitée mais qui en découle ;
- un lien avec le présent, s’il est précis.
Exemples rédigés
Développement construit (histoire, 3e)
Suite de l’exemple de la fiche rédiger une introduction sur la violence de masse en 1914-1918 :
Rédaction d’argumentation
Les erreurs fréquentes
- Introduire un argument nouveau : s’il est important, il a sa place dans le développement.
- Recopier l’introduction en changeant quelques mots.
- Ne pas répondre à la question : c’est pourtant l’essentiel.
- Une conclusion bâclée de deux lignes faute de temps.
- Commencer par « En conclusion » à chaque fois : on peut préférer « Ainsi », « Finalement », « Au terme de cette étude ».
Exercice corrigé
Repérer le problème dans chaque conclusion (sujet : « Faut-il interdire le téléphone au collège ? »).
- « En conclusion, nous avons vu des arguments pour et contre. » Problème : aucun bilan précis, pas de réponse.
- « Ainsi, le téléphone distrait les élèves mais peut servir en cas d’urgence. Par ailleurs, il coûte cher aux familles. » Problème : un argument nouveau (le coût) apparaît.
- « Le téléphone nuit à la concentration en classe et favorise parfois le harcèlement, même s’il peut être utile ponctuellement. Son interdiction pendant les cours semble donc justifiée, à condition d’en faire un outil encadré lors d’activités pédagogiques. » Correct : bilan, réponse nuancée.
Questions fréquentes
Combien de lignes doit faire une conclusion ?
Elle est en général un peu plus courte que l’introduction : trois à cinq lignes au collège, quelques lignes de plus en dissertation.
L’ouverture est-elle obligatoire ?
Non. Elle est appréciée en dissertation si elle est pertinente, mais une conclusion qui répond clairement à la question vaut mieux qu’une ouverture artificielle.
Peut-on donner son avis dans la conclusion ?
Dans une rédaction argumentative qui demande votre avis, oui : c’est la réponse. En histoire-géographie ou en dissertation, la réponse doit découler du raisonnement plutôt que d’une opinion personnelle.