Méthodes et examens · Parcours scolaire au Québec
L’épreuve uniforme de français (EUF)
L’épreuve uniforme de français est un examen ministériel obligatoire pour obtenir le DEC : l’étudiant rédige en 4 h 30 une dissertation critique d’environ 900 mots à partir de textes littéraires.
Mis à jour le 3 min de lecture
L'épreuve uniforme de langue d’enseignement et littérature, appelée épreuve uniforme de français (EUF, parfois ÉUF) dans les cégeps francophones, vérifie que l’étudiant sait lire des textes littéraires, construire une argumentation et écrire dans une langue correcte. Elle se passe en général après les trois premiers cours de français de la formation générale. Sa réussite est une condition d’obtention du DEC : aucun collège ne peut en dispenser.
L’épreuve en bref
| Élément | Détail |
|---|---|
| Exercice | Dissertation critique |
| Longueur | Environ 900 mots, citations comprises |
| Durée | 4 h 30 |
| Support | Textes littéraires proposés le jour de l’épreuve, avec plusieurs sujets au choix |
| Sessions | Trois par année : mai, août et décembre |
| Résultat | « Réussite » ou « échec », inscrit au relevé de notes |
| Matériel | Dictionnaires, grammaire et ouvrages de conjugaison autorisés selon la liste officielle |
La dissertation critique
Contrairement à la dissertation explicative, la dissertation critique demande de prendre position sur une question portant sur un ou plusieurs textes, et de défendre ce point de vue en s’appuyant sur des preuves tirées des textes. Le plan type :
- Introduction : sujet amené, sujet posé (reformulation de la question), sujet divisé (annonce du point de vue et des arguments).
- Développement : en général trois paragraphes, chacun organisé autour d’une idée principale, d’arguments et de citations analysées ou d’exemples précis tirés des textes.
- Conclusion : synthèse et ouverture.
Les compétences sont proches de celles du commentaire de texte et du paragraphe argumentatif : analyser des procédés littéraires au service d’une idée.
Les trois critères
La correction repose sur trois critères. L’échec à l’un d’eux entraîne l’échec à l’épreuve, même si les deux autres sont excellents.
| Critère | Ce qui est évalué |
|---|---|
| Compréhension et qualité de l’argumentation | Compréhension des textes, pertinence du point de vue, justesse des arguments, intégration des citations |
| Structure du texte | Introduction, paragraphes de développement et conclusion conformes, liens logiques |
| Maîtrise de la langue | Vocabulaire, syntaxe, ponctuation, orthographe d’usage et grammaticale |
Le critère de la langue est la principale cause d’échec : au-delà d’environ trente erreurs dans la copie, l’échec à ce critère est très probable. La relecture est donc déterminante.
Se préparer
- Lire régulièrement des textes littéraires variés : poésie, théâtre, récits, essais, y compris de la littérature québécoise.
- Faire des dissertations complètes en temps limité à partir d’anciens sujets ou d’exercices proposés par les centres d’aide en français des cégeps.
- Établir sa liste d’erreurs récurrentes (accords, homophones, ponctuation) et la vérifier systématiquement en relecture. Voir les fautes de français courantes et l’accord du participe passé.
- Gérer les 4 h 30 : environ 1 h 30 pour lire, choisir et planifier, 2 h pour rédiger, 1 h pour réviser et recopier.
Questions fréquentes
Combien de fois peut-on reprendre l’EUF ?
Il n’y a pas de limite fixée au nombre de reprises : l’étudiant se réinscrit à une session suivante. Les cégeps offrent souvent un cours ou un accompagnement de mise à niveau après un échec.
L’épreuve existe-t-elle en anglais ?
Oui : dans les cégeps anglophones, l’épreuve uniforme porte sur l’anglais, langue d’enseignement et littérature (English Exit Exam).
Quand passe-t-on l’EUF ?
En général après avoir réussi les trois premiers cours de français de la formation générale, souvent en deuxième année. Le cégep inscrit l’étudiant à la session appropriée.