Méthodes et examens · Parcours scolaire au Québec
Les épreuves ministérielles du Québec
Les épreuves ministérielles sont des examens communs imposés par le ministère de l’Éducation du Québec. Elles comptent pour 20 % du résultat final au primaire et en 2e secondaire, et pour 50 % en 4e et 5e secondaire.
Mis à jour le 3 min de lecture
Les épreuves ministérielles sont des évaluations conçues par le ministère de l’Éducation du Québec et passées dans toutes les écoles à la même date, dans des conditions identiques. Elles servent à vérifier que les élèves maîtrisent les compétences prévues par le programme à des moments clés de la scolarité, et, en fin de secondaire, à décerner le DES sur une base commune.
Les niveaux et les matières
| Niveau | Épreuves (principales) | Poids dans le résultat final des compétences évaluées |
|---|---|---|
| 4e année du primaire | Français, langue d’enseignement (lecture et écriture) | 20 % |
| 6e année du primaire | Français (lecture et écriture), mathématique | 20 % |
| 2e secondaire | Français, écriture | 20 % |
| 4e secondaire | Mathématique (selon la séquence), science et technologie, histoire du Québec et du Canada | 50 % |
| 5e secondaire | Français, langue d’enseignement (écriture) ; anglais, langue seconde ; français, langue seconde | 50 % |
Les pondérations sont celles indiquées par le ministère pour les épreuves en vigueur. Les écoles du réseau anglophone ont des épreuves correspondantes en anglais, langue d’enseignement. La liste détaillée et l’horaire de chaque année sont publiés sur le site du gouvernement du Québec.
Comment le résultat est calculé
Pour une matière de 4e ou 5e secondaire, le résultat final combine :
- la note de l’école (évaluations de l’année) pour 50 % ;
- la note de l’épreuve ministérielle pour 50 %.
Le ministère peut aussi procéder à une modération des résultats de l’école, qui ajuste la note scolaire d’un groupe quand elle s’écarte nettement des résultats à l’épreuve.
Les sessions et les règles
- Trois sessions par année : janvier, juin et août. La session d’août permet notamment de reprendre une épreuve après des cours d’été.
- L’horaire officiel doit être respecté : toutes les écoles passent la même épreuve au même moment.
- Les appareils électroniques personnels et le matériel non autorisé sont interdits. Une tricherie entraîne la mention d’annulation, qui équivaut à 0 % dans le calcul du résultat final.
- Un élève de 4e ou 5e secondaire inscrit dans une école ayant suivi le programme ne peut pas être exclu de l’épreuve en raison de ses absences ou de ses notes.
- Des mesures d’adaptation (temps supplémentaire, aides technologiques) sont possibles pour les élèves qui en bénéficient habituellement en classe.
Se préparer
- Connaître le format : les documents d’information du ministère décrivent chaque épreuve (durée, tâche, critères), et les écoles proposent souvent des épreuves d’entraînement.
- En mathématique et en science : les épreuves de 4e mêlent questions à choix multiple et questions à développement ; il faut montrer sa démarche.
- En histoire : réviser la chronologie et les concepts clés. Une frise chronologique aide à mémoriser les grandes périodes, de la Nouvelle-France à la Révolution tranquille.
- En français : s’exercer à écrire en temps limité et à réviser son texte. Voir l’épreuve d’écriture de 5e secondaire.
- Réviser à l’avance : voir organiser ses révisions.
Questions fréquentes
Peut-on avoir son DES sans réussir l’épreuve ?
Ce qui compte est le résultat final de la matière (école + épreuve). Un échec à l’épreuve peut être compensé par une bonne note à l’école, tant que le résultat final atteint 60 %.
Les épreuves du primaire comptent-elles pour le passage au secondaire ?
Elles pèsent 20 % du résultat final des compétences évaluées, mais le passage au secondaire dépend de l’ensemble du parcours de l’élève.
Où trouver d’anciennes épreuves ?
Les épreuves ministérielles ne sont généralement pas diffusées après leur passation. Les documents d’information publics et le matériel d’entraînement fourni par les écoles sont les meilleures ressources.